Incendies en cours en France : la carte des feux par satellite

Foyers thermiques détectés par les satellites de la NASA, mis à jour en quasi temps réel

Cette carte affiche les foyers thermiques (points chauds) repérés au-dessus de la France par les satellites d'observation de la Terre de la NASA au cours des dix derniers jours. Ces détections signalent des sources de chaleur intense vues depuis l'espace : le plus souvent des feux de végétation, parfois des feux agricoles ou des installations industrielles. C'est un outil de visualisation, pas un dispositif d'alerte officiel. À l'ouverture, la carte montre les foyers des cinq satellites, les anomalies thermiques des deux passages VIIRS, le panache de fumée estimé et le vent ; les autres couches s'activent dans le sélecteur en haut à droite, qui s'ouvre et se referme d'un clic. La molette fait défiler la page tant que vous n'avez pas cliqué dans la carte ; un clic dedans lui rend le zoom. La vue s'ouvre sur la Gironde et le bassin d'Arcachon, le massif le plus exposé de France ; dézoomez ou déplacez la carte pour le reste du territoire.

Chargement des détections satellites...

Déplacez le curseur pour remonter le temps sur les dix derniers jours : les foyers détectés et les anomalies thermiques suivent l'heure choisie (les détections de plus de 6 heures s'estompent). Le bouton lance l'animation. La couche Zones touchées reste calée sur les dix derniers jours quelles que soient les puces, puisqu'elle répond à une autre question : non pas où ça brûle maintenant, mais quelle étendue a été parcourue. Les puces de période sont des interrupteurs qui s'additionnent : chacune retient les détections de sa tranche, plusieurs peuvent être actives en même temps, et la carte affiche leur réunion. Recliquer une puce active la retire, sauf s'il ne reste qu'elle. Chacune annonce d'avance combien de foyers elle couvre. À l'ouverture, les quatre premières sont actives, si bien que la carte montre les douze dernières heures : de quoi voir ce qui brûle en ce moment sans être noyé sous dix jours de détections. Cliquez 10 j pour tout afficher. Le sélecteur de mise à jour parcourt les passages satellite un par un, du plus récent au plus ancien, avec leur heure et leur nombre de foyers : en choisir un cale le curseur dessus et resserre la période pour l'isoler. La pastille prend la couleur du satellite concerné, et affiche les cinq couleurs quand aucun n'est isolé. La teinte des puces va du plus chaud au plus froid selon la fraîcheur, comme l'estompage des vieilles détections sur la carte, et tout le panneau prend la couleur de la période choisie. Le bouton en haut à droite de la carte bascule l'ensemble en plein écran. Dans ce mode, tous les repères (sélecteur de couches, légende, échelles NASA, lecture du vent) quittent les coins de la carte pour une colonne à gauche, si bien que la carte reste entièrement dégagée ; sur écran étroit, cette colonne passe en bandeau au-dessus.

Positions des moyens aériens : adsb.lol, réseau ADS-B communautaire, sous licence ODbL 1.0 ; la sélection publiée par ce site en est une base dérivée, redistribuable aux mêmes conditions. Sources : NASA FIRMS (Fire Information for Resource Management System) et NASA GIBS (Global Imagery Browse Services), instruments VIIRS (satellites Suomi-NPP, NOAA-20 et NOAA-21) et MODIS (Terra et Aqua). Les quatre passages quotidiens sont cumulés : plus il y a de satellites, plus l'intervalle entre deux observations est court. Données du domaine public. Les foyers thermiques ne constituent pas une confirmation officielle d'incendie ; pour l'alerte, référez-vous à Météo-France et aux préfectures.

Légende de la carte

Chaque couche du sélecteur, en haut à droite de la carte, a son propre code visuel.

Foyers thermiques détectés

La couleur indique quel satellite a vu le foyer, chacun survolant la France à des heures différentes :

  • VIIRS Suomi-NPP
  • VIIRS NOAA-20
  • VIIRS NOAA-21
  • MODIS Aqua
  • MODIS Terra

Chaque satellite se coche séparément dans le sélecteur : vous pouvez isoler un passage. Sous la carte, l'heure du dernier passage de chacun est indiquée.

La taille indique la puissance du foyer (FRP, énergie rayonnée en mégawatts) :

  • moins de 10 MW
  • 10 à 50 MW
  • plus de 50 MW

L'intensité indique l'ancienneté : les détections du tiers le plus récent de la période affichée sont franches, les plus anciennes pâlissent. Le curseur sous la carte fait défiler ces dix jours, et les puces de période au-dessus permettent de n'en garder qu'une tranche.

Panache de fumée estimé

  • Cône de dispersion, dans le sens du vent
  • Axe du panache
  • Foyer suivi (regroupe les détections voisines)

Tracé pour les foyers d'au moins 15 MW. La longueur figure environ 3 heures de transport. Estimation indicative : ni le relief, ni la hauteur du panache, ni la stabilité de l'air ne sont pris en compte.

Vent

020406070 km/h et plus

Les filets animés s'écoulent dans le sens où souffle le vent, donc vers la direction de propagation potentielle d'un feu. Survolez la carte pour lire la valeur exacte.

Qualité de l'air estimée

  • 0 à 20 : bon
  • 20 à 40 : moyen
  • 40 à 60 : dégradé
  • 60 à 80 : mauvais
  • 80 à 100 : très mauvais
  • Plus de 100 : extrêmement mauvais

Indice européen de qualité de l'air. Plus l'indice est élevé, plus la teinte est soutenue. Les pastilles chiffrées marquent les zones les plus dégradées.

Pluie en cours

  • Pluie faible
  • Pluie modérée
  • Pluie forte

Le disque grandit avec le cumul de la dernière heure. Champ modélisé, pas une image radar : une averse très locale peut être manquée.

Couches d'imagerie

  • Anomalies thermiques (NASA GIBS) : les mêmes détections que les foyers, en imagerie continue. Deux satellites, S-NPP et NOAA-20, survolent la France à des heures différentes : activer les deux améliore la couverture.
  • Aérosols de fumée (Copernicus CAMS) : sa propre échelle chiffrée s'affiche en bas à droite de la carte quand la couche est active.
  • Indice ATMO officiel : aplat par commune, aux couleurs réglementaires des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air.
  • Végétation détruite (NASA OPERA) : à 30 mètres de résolution, les surfaces où la végétation a disparu depuis 2023, avec son échelle de confiance. Attention, le capteur voit toute perte de végétation : une coupe forestière ou une moisson y figurent comme un incendie. Croisez avec les foyers pour distinguer.
  • Température de surface (NASA MODIS) : la chaleur du sol vue de l'espace, à 1 km. Elle révèle les îlots de chaleur urbains, invisibles sur une carte météo classique.
  • Lumières nocturnes (NASA Black Marble) : la France vue de nuit, indicateur de pollution lumineuse. Millésime 2016.

Le fond de carte sombre, proposé dans le sélecteur, augmente nettement le contraste de ces couches.

Comment lire cette carte

Un point de la carte n'est pas un instantané : c'est une détection faite à un moment précis, lors du passage d'un satellite. Quatre satellites survolent la France à des heures différentes, si bien que l'image cumulée mélange des observations séparées de plusieurs heures. Les deux menus au-dessus de la carte servent à démêler cela : le premier restreint l'affichage à une tranche de temps, le second permet de n'afficher qu'un passage satellite donné. C'est le bon réflexe pour juger si un foyer est encore actif ou s'il n'a été vu qu'une fois, la veille.

Les couches disponibles

Le sélecteur en haut à droite de la carte permet de superposer plusieurs informations utiles pour comprendre une situation de feu.

Combien d'hectares ont réellement brûlé

Les foyers affichés sur la carte signalent un feu en cours. Ils ne disent pas combien d'hectares auront finalement brûlé. Cette mesure-là vient d'un autre produit satellitaire, qui cartographie la cicatrice laissée au sol une fois le feu passé, et qui permet de descendre à l'échelle de la commune.

2015 : 15 13515k20152016 : 23 80724k20162017 : 22 15422k20172018 : 2 59820182019 : 9 4679,5k20192020 : 4 7454,7k20202021 : 17 49617k20212022 : 55 44855k20222023 : 11 20611k20232024 : 3 5853,6k20242025 : 20 41520k20252026 : 3012026
Surfaces brûlées cartographiées par satellite sur la France métropolitaine pendant la saison des feux (juin à octobre), année par année. Source : NASA et Université du Maryland (MODIS MCD64A1), distribution ORNL DAAC.

Sur la période 2015-2026, 186 356 hectares ont brûlé en France métropolitaine pendant la saison des feux.

Un mot sur ce qui n'est pas compté ici. Le satellite voit aussi bien les brûlages volontaires que les incendies, et sur la même période 115 813 hectares ont brûlé hors saison des feux, surtout en février et mars : c'est l'écobuage pastoral des Pyrénées et du Massif central, et le brûlage des chaumes. Ce sont des feux allumés exprès et maîtrisés, pas des sinistres. Les additionner ferait passer une année d'écobuage comme 2019 pour une année d'incendies majeure, ce qu'elle n'a pas été. Ils sont donc écartés de tous les chiffres de cette section.

Les communes les plus touchées

CommuneDépartementHectares brûlés en saison des feux (2015-2026)
La Teste-de-Buch 33 5 968 ha
Sinnamary 973 5 281 ha
Belin-Béliet 33 4 229 ha
Hostens 33 3 757 ha
Louchats 33 2 898 ha
Le Cannet-des-Maures 83 2 705 ha
Iracoubo 973 2 469 ha
Aiguines 83 2 404 ha
Fontjoncouse 11 2 361 ha
Kourou 973 2 211 ha
Guillos 33 2 190 ha
La Garde-Freinet 83 2 082 ha
Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse 11 1 996 ha
Landiras 33 1 996 ha
Saint-Symphorien 33 1 975 ha

Comment lire ce tableau : le satellite repère la trace du feu au sol, à 500 mètres de résolution. Un pixel vaut 21,5 hectares, donc les feux de moins d'une cinquantaine d'hectares lui échappent en grande partie et une commune peut afficher zéro alors que des départs de feu y ont eu lieu. Les chiffres ne retiennent que la saison des feux, de juin à octobre, pour écarter l'écobuage et les brûlages agricoles, mais la séparation reste calendaire : un brûlage tardif de juin y figure encore. C'est une mesure de surface brûlée, pas un décompte d'incendies, et elle ne se substitue pas aux bilans officiels de la Base de données sur les incendies de forêts (BDIFF).

En cas de feu près de chez vous

Si vous êtes témoin d'un départ de feu, appelez sans attendre les pompiers au 18 (ou le 112 depuis un mobile), précisez la localisation exacte et éloignez-vous du feu et de la fumée. Ne tentez pas d'arrêter un feu de végétation qui se propage. Pendant la saison à risque, respectez l'interdiction de brûlage, les arrêtés préfectoraux d'accès aux massifs et l'obligation légale de débroussaillement (OLD) autour des habitations.

Pour comprendre le risque de feu de forêt de votre commune, son historique et le cadre réglementaire (information acquéreur locataire, OLD), consultez notre dossier et la fiche de votre commune.

6 859 communes françaises sont recensées comme concernées par le risque de feu de forêt (source Géorisques). Les épisodes de forte chaleur et de sécheresse, de plus en plus fréquents, en accroissent l'exposition.

Questions fréquentes

Que montre exactement cette carte ?

Elle affiche les foyers thermiques (points chauds) détectés par les satellites de la NASA au cours des dix derniers jours. Chaque point signale une source de chaleur intense repérée depuis l'espace : le plus souvent un feu de végétation, mais parfois un feu agricole, une torchère industrielle ou une forte réverbération. Ce n'est pas une confirmation officielle d'incendie.

Les données sont-elles en temps réel ?

Presque : les satellites survolent la France plusieurs fois par jour et les détections sont diffusées en quasi temps réel (quelques heures de décalage). Un feu peut donc être éteint alors qu'il apparaît encore, ou ne pas encore être visible s'il vient de se déclarer entre deux passages.

Que faire si je vois un départ de feu ?

Appelez immédiatement les pompiers au 18 (ou le 112 depuis un mobile), donnez une localisation précise, éloignez-vous du feu et du panache de fumée. Ne cherchez pas à combattre un feu de végétation qui se propage : il va beaucoup plus vite qu'un piéton.

Où trouver l'alerte officielle de danger de feu ?

Météo-France publie une carte de vigilance « feux de forêt » pendant la saison à risque, et les préfectures peuvent réglementer l'accès aux massifs. Cette page satellite est un complément d'information, pas un dispositif d'alerte officiel.

Sources : foyers et anomalies thermiques, NASA FIRMS et NASA GIBS (instrument VIIRS, satellites Suomi NPP et NOAA-20), domaine public ; panache de fumée (aérosols de feux de végétation), Copernicus Atmosphere Monitoring Service (CAMS) mis en oeuvre par l'ECMWF pour l'Union européenne, licence CC BY 4.0 ; vent, précipitations et qualité de l'air estimée (indice européen), Open-Meteo (CC BY 4.0) d'après les modèles météorologiques nationaux et Copernicus CAMS ; indice ATMO officiel, Atmo France et les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air, licence ODbL. Le panache de fumée et les précipitations sont des champs modélisés, pas des mesures : ils donnent une tendance, pas une observation locale. Cette page est un service d'information : elle ne remplace ni la vigilance de Météo-France, ni les consignes des services de secours et des préfectures. Les informations publiées sur mon-risque.com sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni l'état des risques réglementaire (ERRIAL) exigé lors d'une vente ou d'une location, ni un diagnostic. Pour le document officiel et opposable, consultez georisques.gouv.fr. mon-risque.com ne se substitue pas à une démarche officielle ni à un professionnel.